L'arthrose digitale : une entité bien à part

Les articulations digitales sont une des localisations les plus fréquentes d'arthrose. En effet, si 11 % de la population après 55 ans se plaint de douleurs en rapport avec une arthrose digitale, la présence d'au moins une articulation arthrosique à la radiographie des mains est beaucoup plus fréquente et peut atteindre plus de la moitié des sujets de plus de 55 ans !
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Biothérapies et traitements du lupus systémique en 2017

Maladie auto-immune non spécifique d'organe, le lupus systémique (LS) est caractérisé par l'association de manifestations cliniques protéiformes à la présence quasi-constante d'anticorps dirigés contre certains antigènes du noyau cellulaire. Le traitement du LS associe des mesures physiques (photoprotection), l'éviction du tabac, à des traitements topiques ou systémiques : antipaludéens de synthèse, corticoïdes, immunosuppresseurs conventionnels et/ou biothérapies. La meilleure compréhension de la physipathologie du lupus permet d'envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques.
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La polyarthrite rhumatoïde : actualisation en 2017

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune mais dans laquelle les auto-anticorps que sont le facteur rhumatoïde (FR) et les anticorps anti-peptides citrullinés (ACPA ; également appelés anti-CCP) ne sont pas constants : les PR appelées « séropositives » (FR+ et/ou ACPA+, qu'il conviendrait mieux de dénommer immuno-positives) représentent 75 à 80% des PR.
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La sclérodermie systémique : le syndrome de Raynaud au premier plan

Le phénomène de Raynaud, reconnu en 1862 par Maurice Raynaud (figure 1), est un accès d'ischémie des extrémités, mais surtout des doigts, déclenchée par le froid ou le stress et complètement réversible en quelques minutes. Cette réversibilité s'explique car le phénomène de Raynaud résulte d'un spasme artériolaire. La vasomotricité cutanée des extrémités des membres possède une réactivité particulière en raison de son rôle effecteur de la thermorégulation.
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Lombalgie chronique : le réentraînement à l'effort

La lombalgie est la 1ère cause d'années de vie vécues avec incapacité dans le monde (1). Son incidence varie de 60 à 90% et sa prévalence est de 5%. Dans 85% à 95% des cas, les symptômes disparaissent en moins de 3 mois (2). Dans les autres cas, les symptômes se chronicisent. La lombalgie chronique est la cause la plus fréquente d'incapacité et d'arrêt de travail. Après 6 mois d'évolution, environ 10% des patients lombalgiques chroniques sont en arrêt de travail (3). Ces derniers entraînent plus de 80% des dépenses liées à la lombalgie.
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Pourquoi et comment prendre en charge les comorbidités au cours des rhumatismes inflammatoires chroniques ?

On entend par comorbidités des maladies associées à une maladie principale sans lien évident de causalité. Au cours des rhumatismes inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde, spondyloarthrite, connectivites, vascularites, maladies microcristallines avec au premier plan la goutte, et enfin pour certains également la polyarthrose), il est apparu indispensable de ne plus s'intéresser qu'à la maladie (par exemple polyarthrite rhumatoïde) mais au malade souffrant de cette maladie.
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Actualités thérapeutiques dans la goutte

Le traitement hypouricémiant dans la goutte a pour objectif de maintenir l'uricémie de façon prolongée en dessous du point de saturation de l'urate de sodium, ce qui permet la dissolution des dépôts uratiques pathogènes, et donc la guérison. Selon les recommandations Eular, la concentration cible en dessous de laquelle l'uricémie doit être maintenue est de 360 µM (60 mg/l). Certains proposent en cas de goutte tophacée d'abaisser plus encore l'uricémie, en dessous de 300 µM (50 mg/l) pour augmenter la vitesse de dissolution des dépôts. Les moyens thérapeutiques qui permettent d'abaisser l'uricémie sont non pharmacologiques, en particulier les régimes, et les médicaments hypo-uricémiants.
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