Une caractéristique fondamentale sépare les outils de dépistage des tests diagnostiques. Un test de dépistage positif n'affirme pas qu'une personne est malade, mais indique seulement que cette personne a un risque élevé de l'être. Ces outils du dépistage sont utilisés sur une grande échelle d'individus, et ont donc des impératifs à respecter. Leur utilisation doit être facile, rapide, et reproductible. Ces outils doivent être accessibles, et leur coût acceptable. Jusqu'en 1986, le clinicien ne disposait que du toucher rectal pour dépister le cancer de la prostate. Cet examen a ensuite été secondé par le dosage sérique du PSA (Prostate Specific Antigen). La sensibilité et la spécificité de ce marqueur ont été améliorées grâce à l'utilisation du PSA libre, de la vélocité du PSA et de la densité du PSA. En plus de sa valeur diagnostique, le taux de PSA est corrélé à la progression du cancer et constitue donc l'outil principal du suivi des patients. Enfin, le PSA a prouvé sa valeur en tant que marqueur pronostique, car il est associé de manière indépendante à la survie sans récidive après traitement, à la survie spécifique et à la survie globale.
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