Evolutions récentes dans la prise en charge chirurgicale et médicale du cancer du rein

Depuis les années 1970, l'incidence du cancer du rein (RCC) est en augmentation aussi bien en France, en Europe qu'en Amérique du nord. Le traitement chirurgical reste le traitement de choix des cancers localisés. Cette prise en charge a vu émerger la néphrectomie partielle (NP) qui a pour objectifs la préservation néphrotique d'une part et la réduction de la morbi-mortalité cardiovasculaire inhérente à la néphrectomie totale (NT) d'autre part.
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La récidive vésicale après traitement d'une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure

Les Tumeurs de la Voie Excrétrice urinaire Supérieure (TVES) regroupent les processus néoplasiques qui affectent la muqueuse de l'arbre urinaire depuis les calices jusqu'à l'uretère distal. Elles appartiennent à la famille des tumeurs urothéliales dans la grande majorité des cas et partagent certains traits communs avec les tumeurs de vessie. Cependant, elles en diffèrent par de nombreux aspects. Pour des raisons anatomiques, l'exploration endoscopique des voies urinaires supérieures est plus difficile que pour la vessie et du fait d'une paroi plus fine (en particulier pour les localisations urétérales), mais aussi sans doute pour des raisons moléculaires partiellement inconnues, leur pronostic est grevé.
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Les infections urinaires dans la sclérose en plaques

Les infections urinaires (IU) sont un problème fréquent dans la sclérose en plaques (SEP). La prévalence des IU dans la SEP varie entre 13% et 80% selon les cohortes étudiées [1]. Cette variation de chiffres de prévalence peut également être expliquée par l'absence de consensus dans la définition de l'IU dans les études ainsi que dans les critères de diagnostic d'une IU chez les patients ayant une maladie neurologique et en particulier une SEP [1].
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Nouveautés dans la prise en charge de l'hyperplasie bénigne de la prostate et de l'hyperactivité vésicale

L'hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) est une pathologie associée au vieillissement extrêmement fréquente chez l'homme de plus de 50 ans. Grande pourvoyeuse de symptômes du bas appareil urinaire, l'HBP a connu au cours des dix dernières années une révolution en termes d'approche diagnostique et thérapeutique, à la faveur d'un changement de paradigme qui a consacré le concept de Male LUTS.
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Cancer localisé de la prostate de faible risque : la place actuelle de la surveillance active avec traitement retardé

Il peut paraître extrêmement surprenant de voir accolé les motscancer de la prostate et surveillance avec traitement retardé et pourtant la surveillance avec mise en oeuvre retardée d'un traitement en cas de signe de progression est un choix parfaitement raisonnable qui peut être proposé aux patients atteints d'un cancer prostatique localisé de faible risque. En effet, la pratique extensive du dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA), associée à la réalisation des biopsies prostatiques comportant un nombre croissant de prélèvements, réalisé pour des valeurs de PSA de plus en plus basses (parfois jusqu'à 2.5 ng par ml...), a conduit ces dernières années à une augmentation spectaculaire du nombre de cancers prostatiques diagnostiqués puisque le risque d'être connu porteur d'un cancer de la prostate est passé de 1/11 en 1980 à 1/6 en 2009 sans que soit observée une réduction parallèle de la mortalité par cancer. Cette augmentation spectaculaire de l'incidence du cancer de la prostate porte essentiellement sur les cancers prostatiques de faible risque, pour lesquels le bénéfice du traitement à visée curative en terme d'années de vie gagnées, est probablement marginal au regard des effets secondaires significatifs du traitement, qu'il s'agisse des troubles de la continence et des troubles de la sexualité après prostatectomie totale, ou des séquelles vésicales ou rectales du traitement par les agents physiques (curiethérapie, radiothérapie externe).
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La curiéthérapie du cancer prostatique

La curiethérapie est la technique d'irradiation qui consiste à mettre en place des sources radioactives au contact ou à l'intérieur même des tumeurs. On distingue donc : - la plésiocuriethérapie, où les sources sont au contact du tissu à irradier, en profitant de l'existence de cavités naturelles : elle peut être endocavitaire (curiethérapie utéro-vaginale) ou endoluminale (curiethérapie endobronchique ou endo-oesophagienne). - La curiethérapie interstitielle ou endocuriethérapie, où les sources sont implantées à l'intérieur de la tumeur, comme par exemple dans une tumeur de langue, du sein, de la prostate. L'urologie et la gynécologie se partagent aujourd'hui la majorité des indications de curiethérapie. Nous nous concentrons ici sur la curiethérapie de la prostate.
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Le PSA (antigène spécifique de la prostate) comme marqueur de détection et facteur pronostique du cancer de la prostate

Une caractéristique fondamentale sépare les outils de dépistage des tests diagnostiques. Un test de dépistage positif n'affirme pas qu'une personne est malade, mais indique seulement que cette personne a un risque élevé de l'être. Ces outils du dépistage sont utilisés sur une grande échelle d'individus, et ont donc des impératifs à respecter. Leur utilisation doit être facile, rapide, et reproductible. Ces outils doivent être accessibles, et leur coût acceptable. Jusqu'en 1986, le clinicien ne disposait que du toucher rectal pour dépister le cancer de la prostate. Cet examen a ensuite été secondé par le dosage sérique du PSA (Prostate Specific Antigen). La sensibilité et la spécificité de ce marqueur ont été améliorées grâce à l'utilisation du PSA libre, de la vélocité du PSA et de la densité du PSA. En plus de sa valeur diagnostique, le taux de PSA est corrélé à la progression du cancer et constitue donc l'outil principal du suivi des patients. Enfin, le PSA a prouvé sa valeur en tant que marqueur pronostique, car il est associé de manière indépendante à la survie sans récidive après traitement, à la survie spécifique et à la survie globale.
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Quarante ans d'évolution de la pensée urologique en matière de cancer de prostate

Le cancer de la prostate ne s'est véritablement individualisé de l'hypertrophie bénigne qu'au début du 20ème siècle où il était alors - rarement - traité par une intervention de prostatectomie totale périnéale avec des résultats carcinologiques et fonctionnels que l'on peut décrire au mieux comme "aléatoires". Un véritable saut qualitatif survient en 1941 avec la publication par Charles HUGGINS de Chicago de sa découverte de l'hormonodépendance de ce cancer : Il montre que, chez la souris, le cancer prostatique s'arrête de progresser lorsqu'on réalise une orchidectomie bilatérale tandis qu'on assiste à sa reprise évolutive si l'on réintroduit de la testostérone. Il recevra le Prix Nobel en 1966 pour cette découverte et le concept qui en découle du traitement du cancer de la prostate chez l'homme par suppression androgénique.
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Traitement de l'incontinence urinaire par injection des cellules précurseurs musculaires

L'incontinence urinaire d'effort est une pathologie fréquente et invalidante. L'origine de cette pathologie chez la femme peut être une défaillance des mécanismes de soutien de l'urètre et/ou une insuffisance sphinctérienne urétrale (ISU). Chez l'homme, l'incontinence urinaire survient en général au décours d'une chirurgie prostatique avec lésion accidentelle du sphincter strié urétral. L'incontinence urinaire par ISU est généralement très invalidante et son traitement reste assez mal codifié. La mise en place d'un sphincter urinaire artificiel reste le traitement de référence en cas d'ISU sévère et permet la disparition des fuites urinaires dans plus de 85% des cas ; cependant, l'utilisation de ce dispositif constitue une contrainte permanente pour les patients et peut être à l'origine de complications telles qu'une érosion urétrale ou une infection du matériel ou bien nécessiter des ré interventions pour dysfonctionnement. D'autres types de traitements sont en cours d'évaluation tels que l'implantation de ballons ajustables ou les bandelettes urétrales compressives, mais il s'agit encore une fois de matériaux étrangers dont les effets à long terme sur l'urètre sont mal connus. Par ailleurs, ils ne permettent pas de rétablir une physiologie vésico-sphinctérienne normale.
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Tumeurs de véssie

C'est la deuxième tumeur maligne urologique avec 10.000 nouveaux cas par en en France. Définition : est dite tumeur maligne celle qui pénètre le muscle c'est-à-dire > pT2 dans la classification TNM 1997. La classification de consensus OMS/ISUP de 1998 recommandait de ne plus utiliser la terme de tumeurs superficielles et de considérer qu'une tumeur est infiltrante dés qu'elle franchit la lame basale et envahit le chorion (pT1). Il existe ainsi une confusion et il est dommage et pour les médecins et pour les malades d'intituler "carcinomes" - même de bas grade - des tumeurs tout à fait bénignes, autrefois (et encore aujourd'hui) dénommées "polypes".
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