Dermatologie

   

Dermatite Atopique : Entretien avec Jean David Bouaziz

Existe-t-il plusieurs formes de Dermatite Atopique, et quelle est l'incidence de la dermatite Atopique en France ? Classiquement, la dermatite atopique se divise en forme aigue caractérisée par des lésions vésiculeuses et suintantes et en forme chronique caractérisée par des lésions « sèches » érythémateuses, squameuses avec un épaississement de l'épiderme (lichénification).
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La neurofibromatose 1 : de la physiopathologie au traitement

La neurofibromatose de type 1 ou NF1 (MIM#162200) est l'une des maladies génétiques à transmission mendélienne autosomique dominante les plus fréquentes chez l'homme avec une prévalence estimée à 33 naissances sur 100 000 (Orphanet Report Series Prevalence of rare diseases, March 2016). Quinze à vingt mille individus sont atteints de cette maladie en France.
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Le psoriasis : actualités thérapeutiques

Le psoriasis est une maladie cutanée inflammatoire chronique fréquente, dont le diagnostic est clinique. Le psoriasis en plaques en est la forme la plus fréquente, représentant environ 80 % des cas. La sévérité du psoriasis est variable d'un individu à l'autre, aussi bien en termes d'étendue des lésions que d'impact sur la qualité de vie. Ainsi, il est estimé qu'environ 10 à 20 % des patients atteints de psoriasis ont une forme modérée à sévère avec un retentissement important sur la qualité de vie et nécessitent un traitement systémique.
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Les DermoHypodermites Bactériennes Nécrosantes Fasciites Nécrosantes (DHBN-FN)

Les DermoHypodermites Bactériennes Nécrosantes Fasciites Nécrosantes (DHBN-FN) sont des infections cutanées rapidement progressives avec une morbi-mortalité élevée. La principale difficulté réside dans le fait d'établir un diagnostic rapide pour permettre une prise en charge chirurgicale précoce qui conditionne le pronostic fonctionnel et vital du patient.
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Les IST sous surveillance

Plus que jamais les IST sont sous surveillance. En effet, alors qu'on les croyait déclinantes il y a moins de deux décennies, elles connaissent un nouvel « âge d'or » épidémiologique. En outre, pour chaque pathogène responsable, de nouvelles difficultés cliniques, bactériologiques ou thérapeutiques se font jour à intervalles réguliers, nécessitant une vigilance constante des acteurs de la lutte anti vénérienne.
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Préface du dossier Dermatologie

Les maladies de la peau sont parmi les plus fréquentes en pathologie humaine. Elles surviennent quelles que soient les cultures et les âges, touchant 30 à 70 % des individus. Ces maladies sont associées à une morbidité psycho-sociale parfois majeure, gênant les relations sociales, affectives et sexuelles, comme dans la maladie de Verneuil (hidradénite suppurée), la neurofibromatose, le psoriasis, les dermatoses faciales ou génitales... Les conséquences sont parfois dramatiques avec par exemple en Norvège un taux de suicide plus élevé chez les adolescents acnéiques non traités qu'en population générale de même tranche d'âge.
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Traitement des dermatoses bulleuses auto-immunes : 20 ans de progrès

Malgré leur relative rareté, le traitement des maladies bulleuses auto-immunes a considérablement progressé ces dernières années. Ces progrès sont dûs, d'une part, à une meilleure connaissance des facteurs pronostiques de ces maladies, d'autre part, à des innovations thérapeutiques dont plusieurs ont fait l'objet d'études randomisées, réalisées par le Groupe Français d'Etude des Maladies Bulleuses.
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Traitement du Mélanome métastatique : Evolution ou Révolution ?

Doit-on parler d'évolution ou de révolution dans le domaine de la prise en charge du Mélanome métastatique ? Pour répondre, imaginons un collègue, dermatologue ou oncologue habitué à traiter cette population de patients qui, pour se consoler de voir la plupart de ses patients mourir, serait parti en 2010-2011 faire un grand voyage. Le voilà de retour aujourd'hui, prêt à reprendre du service. Surtout, ne le laissons pas prescrire ! Les traitements qu'il utilisait couramment il y a 5 ou 6 ans, la dacarbazine ou la fotemustine, ont quasiment disparu de notre arsenal thérapeutique, ou lorsqu'ils sont prescrits, c'est en troisième ligne de traitement à titre palliatif, éventuellement.
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Dermatite atopique : entre génétique et environnement

La dermatite atopique (D.A) longtemps désignée sous le terme d'eczéma constitutionnel ou d'eczéma atopique, désigne toutes les manifestations cutanées inflammatoires chroniques liées au terrain atopique. Sa fréquence est en augmentation constante, surtout dans les pays industrialisés et en milieu urbain. Elle touche ainsi 15 à 20 % des enfants, 3 % des adultes, voire plus dans les pays du nord de l'Europe.
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Du naevus pigmentaire au mélanome cutané : quels enjeux de santé publique pour les tumeurs noires mélaniques de la peau ?

Les naevus pigmentaires sont à la fois des marqueurs du risque individuel de mélanome, et des précurseurs : marqueurs car le mélanome apparait de novo dans 60% des cas, précurseur car il se développe à partir d'un naevus pré-existant dans les autres cas. L'examen dermatologique permet d'identifier les naevus atypiques justifiant d'une surveillance ou les mélanomes débutants à un moment où ils sont curables par une simple exérèse chirurgicale. En dépit des efforts de recherche et des progrès accomplis, les enjeux restent nombreux face à ce cancer dont l'évolution peut être mortelle : identification et information des populations à risque sur le dépistage et la prévention, information des médecins et du public, amélioration des résultats encore très médiocres du traitement aux stades métastatiques, mise à disposition des malades des traitements nouveaux aux résultats prometteurs, financement des recherches sur cette maladie.
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Epidémiologie et prise en charge des maladies sexuellement transmissibles

Les maladies sexuellement transmissibles (MST) sont, depuis le milieu du XIXè siècle, prises en charge par les dermatologistes. Auparavant, elles étaient plutôt du ressort des chirurgiens, le dernier et le plus illustre étant Philippe RICORD (AIHP 1822), fondateur de la grande Ecole de la vénéréologie française. En effet, une des attributions des syphiligraphes du début du XIXè siècle était l'exérèse chirurgicale des chancres génitaux. Lorsque les spécialités médicales se sont individualisées et, que de plus, l'histoire naturelle de la maladie syphilitique fut mieux connue, c'est tout naturellement que les dermatologistes devinrent syphilologistes (ou syphiligraphes), puis, vénéréologistes. Qui, en effet, mieux qu'eux auraient pu apprécier la subtilité dermatologique de la syphilis dans tous ses états. D'ailleurs, la chaire des Maladies Cutanées créée pour Alfred FOURNIER (AIHP 1862), en 1879, était bien une chaire des Maladies Cutanées et Syphilitiques. La dermatologie fut, d'ailleurs, plutôt négligée par Alfred FOURNIER qui était avant tout un grand syphiligraphe. La double spécialité de Dermatologie-Vénéréologie est la règle dans tous les pays du monde à l'exception des pays anglo-saxons et, en particulier, de la Grande-Bretagne qui a séparé la dermatologie des maladies sexuellement transmises. Il existe, en effet, en Grande-Bretagne une spécialité à part appelée Sexually Transmitted Diseases (ou Genitourinary Medicine, aujourd'hui Sexual Health). Les médecins de cette spécialité ont vocation, également, à s'occuper de l'infection VIH.
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Le psoriasis : une maladie inflammatoire systémique à fort impact sur la qualité de vie

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par une activation anormale du système immunitaire affectant principalement la peau et les articulations. La prévalence du psoriasis dans la population française est de 1 à 3 %. Il est estimé qu'environ 20 à 30 % des patients vont souffrir de formes modérées à sévères de la maladie. Le psoriasis est une maladie multigénique. Le gène de prédisposition majeur est HLA-Cw6, d'autres gènes de susceptibilité importants ont été identifiés comme IL12B codant pour la sous-unité p40 commune à l'IL-12 et l'IL-23 ou comme le gène codant pour la sous unité du récepteur à l'IL-23.
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