Infectiologie

   

Infection à Clostridium difficile : recommandations de prise en charge

Clostridium difficile, bactérie à gram positif anaerobie, sporulée est actuellement considéré comme le principal microorganisme responsable des diarrhées associées aux soins. L'intérêt porté à ce germe remonte maintenant à plusieurs années, en raison de la description en Amérique du Nord, puis en Europe, d'épidémies associées à une augmentation des formes sévères, de la mortalité et d'une moins bonne réponse au traitement par le métronidazole.
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Infection par le VIH : le devenir du patient sous antirétroviraux

Grâce aux associations d'antirétroviraux (ARV), les personnes porteuses du VIH vivent mieux et plus longtemps. On estime à 150 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH en France, dont 20 000 à 30 000 ignorant leur statut sérologique. Parmi celles diagnostiquées et suivies, 90 % reçoivent des ARV et 88 % de celles sous traitement depuis au moins 6 mois sont en succès virologique (charge virale plasmatique <50 copies d'ARN VIH/ml) et 59 % ont un taux de lymphocytes T CD4 à l'objectif (500/mm3) 1,2. L'espérance de vie des personnes traitées se rapproche de celle de la ppulation générale 3, avec pour conséquence leur vieillissement : 41 % avaient plus de 50 ans en 2011 contre 27,6 % en 2008 selon la base de données hospitalières française. Les causes de mortalité ont aussi évolué (Tableau 1). Si, en 2010, les évènements « sida » (surtout lymphomes non hogkiniens et pneumocystose) étaient toujours la première cause de décès, les décès de causes « non sida » ont progressé : les cancers non sida représentaient 22 % des causes de décès, les maladies hépatiques 11 % et les maladies cardiovasculaires 10 %. Ces comorbidités deviennent une préoccupation importante puisque les patients vivant avec le VIH ont plus de pathologies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux), osseuses (ostéoporose), métaboliques (diabète, dyslipidémie) et rénales que la population générale. Ces pathologies ont tendance à s'associer entre elles chez une même personne et rendent compte d'une proportion croissante des décès. L'explication de ce phénomène est multifactorielle, faisant intervenir les facteurs de risque traditionnels, la toxicité à long terme des ARV et l'activation immune persistante malgré un traitement virologiquement efficace.
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Interview de Patrick Yeni, Président du Conseil National du Sida

Vous êtes Ancine Interne des Hôpitaux de Paris (1972) et depuis de nombreuses années, PU-PH,chef du pôle maladies infectieuses des hôpitaux universitaires Paris-Nord Val de Seine, mais aussi président du Conseil National du Sida (CNS) où vous succédez à Willy Rozenbaum (AIHP 1973). En tant que président de cet organisme se définissant comme un observateur indépendant et engagé, quelle est la situation de l'épidémie du Sida aujourd'hui en France ? L'épidémie de l'infection VIH n'est pas aujourd'hui contrôlée que ce soit en métropole ou plus encore dans certains territoires d'outre mer et notamment en Guyane. En effet, le nombre de nouvelles infections n'a pas diminué depuis plusieurs années (entre 7000 et 8000) et ceci traduit un échec relatif des stratégies classiques de prévention de la transmission par voie sexuelle.
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L'hépatite C, du dépistage au traitement, une révolution en marche

Bien que cela fasse plus de 20 ans que l'épidémie d'hépatite C ait émergée en France, initialement liée aux soins et aux transfusions, puis avec une diffusion très rapide par l'utilisation de drogues intraveineuse, elle reste tout à fait d'actualité dans la communauté, où la toxicomanie (intraveineuse et intranasale) est devenue le premier mode de transmission, malgré les nombreuses actions de réduction des risques mises en place ou discutées par le milieu associatif en partenariat avec les autorités de santé (programmes d'échange de seringues, substitution, débat sur les salles de shoot, etc.).
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Traitement Pré Exposition en prévention du VIH

Le rapport ONUSIDA 2013, montre que 35.2 millions de personnes dans le monde vivent avec le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), et estime le nombre de nouvelles infections en 2012 à près de 2.3 millions. Ces nouvelles contaminations concernent plus particulièrement certains groupes à «haut risque» d'acquisition du VIH: les hommes ayant des relations avec les hommes (HSH), les usagers de drogues par voie intraveineuse et les personnes originaires de pays d'endémie (Afrique subsaharienne, Caraïbes et Europe de l'Est).
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Actualits de la prise en charge de l'infection VIH aprs la CROI 2011 (Confrence sur les Rtrovirus et Infections Opportunistes, Boston, USA, 28/02-2/03/2011)

La "Rtroconfrence" amricaine est la runion scientifique annuelle la plus reconnue dans le domaine de la recherche et de la prise en charge du VIH/SIDA, qui permet de faire le point sur les concepts actuels et les avances rcentes dans tous les domaines diversifis de la lutte contre le VIH : tudes thrapeutiques et avances immunologiques, contrle de l'pidmie au Nord et dans les pays faibles ressources, discussions sur la prvention de la transmission et progrs pour le dpistage,...
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Etat de lieux des Maladies Infectieuses. O va l'Infectiologie ?

Contrairement aux spcialits d'organe, l'infectiolgie n'est pas facile cerner. En mdecine de ville ou l'hpital, de nombreux mdecins font des diagnostics d'infections, prescrivent des antibiotiques et donc font de l'infectiolgie "gnrale" ou lie l'organe concern par leur spcialit. Les microbiologistes et les collgues de sant publique impliqus dans le diagnostic, la surveillance et la prise en charge d'pidmies participent naturellement l'infectiolgie. Le mtier d'infectiologue a donc t rcemment redfini par le Collge des Universitaires de Maladies Infectieuses et Tropicales (CMIT) et la sous-section 45-3 du CNU autour de deux activits principales : la pratique clinique et la rfrence en infectiologieantibiologie ("rfrentiel mtier et comptences en infectiologie" disponible sur le site : infectiologie.com).
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Infections chez les patients splnectomiss, problmatique de la vaccination anti-pneumococcique

I l existe en France environ 250.000 patients splnectomiss, avec 6000 9000 splnectomies ralises par an. La moiti concerne des adultes [1]. Les causes de splnectomies sont varies : conscutives des traumatismes abdominaux, noplasiques, hmatologiques. Il existe galement des ruptures de rate pouvant survenir au cours de processus infectieux (EBV notamment). A ces splnectomies s'ajoutent les situations d'hyposplnisme ou d'asplnisme, entranant les mmes risques infectieux (maladies auto-immunes, hmopathies malignes, hmoglobinopathies, alcoolisme ...). Les infections qui peuvent survenir aprs la splnectomie sont appeles OPSI pour Overwhelming Post Splenectomy Infection. Le taux d'incidence d'OPSI est de 0,89 % par personne par an [2]. Le taux de dcs par infection svre chez les splnectomiss de moins de 16 ans est de 2,2 % et chez les plus de 16 ans de 0,8 %, dans une revue de littrature concernant 5902 patients splnectomiss [3]. En revanche, le taux de mortalit de l'OPSI lui-mme est de 50 70 % [3, 4]. Une population particulirement expose aux complications infectieuses est celle des patients ayant un lymphome, dont la maladie de Hodgkin, [5, 6], ainsi que les patients drpanocytaires ou thalassmiques [4, 7].
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Infections de la mre et de l'enfant

La sant des mres est un indicateur majeur de l'tat sanitaire d'un pays. En 2000, s'est tenu un sommet des Nations Unies aboutissant l'adoption d'un programme d'action contre la pauvret dont un des 8 objectifs tait celui de rduire de 75% la mortalit des mres d'ici 2015 (http://www.un.org/fr/millenniumgoals/). Cet objectif est loin d'tre atteint puisque chaque anne 500 000 femmes meurent pendant leur grossesse ou le post partum. Presque toutes vivent dans des pays du Sud. Une tude autopsique mene au Mozambique dans un hpital tertiaire de Maputo a rvl que dans plus de 50% des cas, ces dcs taient d'origine infectieuse : infection par le VIH, pneumopathie bactrienne, paludisme, mningite bactrienne... Ainsi, la comprhension des mcanismes physiopathologiques des infections materno-foetales/nonatales, l'amlioration des stratgies de prise en charge et de prvention des pathologies infectieuses chez les mres constituent sont une priorit de Sant Publique. Sous nos latitudes, la mortalit des mres a baiss mais ne diminue plus, tandis que le poids des pathologies infectieuses persiste (Streptocoque B, Listeria...).
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Infections osto-articulaires

L'infection osto-articulaire nosocomiale est une complication redoute notament dans le cadre d'interventions chirurgicales. Chaque anne en France 2000 2500 nouveaux cas sont recenss. Ces infections frquentes et potentiellement graves ont un cot social important. Elles constituent une proccupation forte des associations de malades et des usagers du systme de sant.
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L'infection par le virus de l'hpatite C au cours de l'infection par le VIH

L'hpatite C est une affection hpatique d'origine virale que l'on avait qualifie d'hpatite "non A, non B" transmission parentrale jusqu' ce que l'on en mette en vidence l'agent tiologique en 1989. Il s'agit d'un virus ARN envelopp appartenant la famille des flavivirids et dont la gamme d'htes est restreinte aux Hommes et aux chimpanzs. Les diffrents gnotypes constituent le genre Hepacivirus, et provoquent l'hpatite C. Il existe six principaux gnotypes et de nombreux sous-types. Le gnome du VHC possde une grande capacit muter, expliquant la forte propension de ce virus provoquer des infections qui voluent vers la chronicit dans 80% des cas. Le VHC est une cause majeure d'hpatite aigu et d'affection hpatique chronique, telle que la cirrhose et le cancer du foie. La pandmie actuelle d'hpatite C constitue un problme majeur de sant comme en tmoigne sa rpartition mondiale. En 1999, on estimait que 170 millions de personnes dans le monde taient des porteurs chroniques du virus de l'hpatite C (VHC) et que 3 4 millions de personnes sont infectes chaque anne. Toute pratique, activit, ou situation qui implique un contact de sang sang peut potentiellement tre une source d'infection par le VHC.
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Paludisme de l'adulte

Le paludisme est une maladie parasitaire dont le vecteur est un moustique. Elle peut tre mortelle lorsque l'espce Plasmodium falciparum est en cause. La transmission du paludisme ne se fait que dans certaines zones tropicales (surtout en Afrique). Le diagnostic peut cependant tre fait en France et dans les pays industrialiss chez des personnes ayant voyag en zone tropicale correspondant alors au paludisme d'importation. Sa gravit potentielle justifie l'adage "toute fivre au retour de zone tropicale est un paludisme jusqu' preuve du contraire" et la recherche en urgence du parasite dans les globules rouges par un frottis sanguin et une goutte paisse est indispensable dans cette situation. Les problmes de rsistance aux antipaludiques et la mise en vidence d'effets secondaires ont fait considrablement voluer la thrapeutique du paludisme aussi bien en curatif qu'en prvention, cette dernire devant tre complte par la prvention anti vectorielle.
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