La spécialité ORL s'est individualisée en France dans la seconde partie du XIXème siècle et n'a cessé depuis de se développer, tant dans ses composantes médicales que chirurgicales. Notre spécialité, pourtant souvent méconnue des étudiants en Médecine qui sont peu nombreux à avoir des contacts autres que livresques avec l'ORL, est particulièrement riche par l'éventail des pathologies rencontrées, des moyens d'investigations et des thérapeutiques de plus en plus sophistiqués. Ces développements impliquent naturellement un accroissement nécessaire des connaissances et des savoir-faire qui conduisent bien souvent les praticiens actuels à une hyper-spécialisation dans une des composantes de la spécialité (otologie, rhinologie, laryngologie, cancérologie, ORL pédiatrique, chirurgie cervicale), et parfois une implication dans des domaines de voisinage (chirurgie plastique et maxillofaciale, neurochirurgie). Ceci est particulièrement vrai dans l'exercice hospitalier et hospitalo-universitaire mais concerne aussi l'exercice libéral, notamment dans les structures regroupant plusieurs praticiens ORL. Le chirurgien ORL et cervico-facial « généraliste » n'est pas mort pour autant et garde toute sa place dans le dispositif de soins actuel.
Continuer la lecture  |  Réagissez