Neurologie

Encéphalites autoimmunes

Les encéphalites aigues sont définies par une inflammation du parenchyme cérébral se manifestant par la survenue de crises épileptiques, d'une confusion mentale et de troubles de la vigilance. Bien que les causes les plus fréquentes d'encéphalites soient infectieuses, notamment virales, l'étiologie reste indéterminée dans 40 à 60 % des cas. Les étiologies autoimmunes représenteraient 8% des causes d'encéphalite, mais les estimations actuelles sont probablement sous-estimées du fait de l'identification régulière de nouveaux autoanticorps.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Maladie de Parkinson : quelles nouveauts en thrapeutique ?

La maladie de Parkinson est dfinie comme une mort progressive des neurones dopaminergiques de la subtantia nigra. La caractrisation pathologique repose sur la mise en vidence d'inclusions cytoplasmiques riches en alpha-synucline, les corps de Lewy. La dnervation dopaminergique du striatum (cible de la projection dopaminergique) est corrle la triade clinique dfinissant le syndrome parkinsonien et associant akinsie, hypertonie et tremblement de repos.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Prise en charge de la spasticit des patients atteints de SEP

La spasticit se dfinit comme une augmentation du tonus musculaire se traduisant par une raideur musculaire persistante et/ou des spasmes type de contracture d'apparition soudaine incontrlable. Elle peut survenir au repos, mais aussi lors des mouvements et s'exacerbe avec la rptition du mouvement. Chez les patients SEP, elle touche plus souvent les membres infrieurs et va s'exprimer de faon variable, peu gnante dans certains cas ou se rvlant au contraire trs invalidante dans d'autre ; son volution est imprvisible et soumise des variations dans le temps chez un mme individu.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Prise en charge des AVC : nouveauts et perspectives.

Au cours des 15 dernires annes, la prise en charge des Accidents Vasculaires Crbraux (AVC) a t transforme par la monte en puissance des units neurovasculaires, les progrs de l'imagerie crbrale en urgence notamment l'Imagerie par Rsonance Magntique (IRM) et le dveloppement de la thrombolyse intra-veineuse au cours des 4 5 premires heures pour les Accidents ischmiques Crbraux (AIC).
Continuer la lecture  |  Réagissez

Complications neurologiques induites par les traitements anti-cancreux

Les cancers sont devenus la premire cause de mortalit dans les pays industrialiss et devancent maintenant les maladies cardio-vasculaires. Environ 350000 personnes sont affectes par un cancer chaque anne en France avec une mortalit qui avoisine les 150000 par an (1). Cette diffrence entre incidence et mortalit tmoigne d'une meilleure efficacit des traitements actuels (chirurgie, radiothrapie, chimiothrapie et thrapies cibles) avec une proportion en constante augmentation des survivants long terme. Ainsi, le risque de mortalit par cancer a diminu de 25 % au cours de 30 dernires annes. Le revers de la mdaille est une augmentation importante du nombre de patients affects par des complications des traitements, notamment des complications neurologiques qui viennent en seconde position aprs les complications hmatologiques et qui ont la caractristique de pouvoir survenir parfois trs tardivement (de nombreuses annes) aprs le traitement et de manire souvent irrversible. Les complications neurologiques des traitements anti-cancreux sont responsables de squelles altrant la qualit de vie pendant le traitement du cancer et aprs le cancer. Il devient indispensable de proposer aux patients une prise en charge spcifique et personnalise.
Continuer la lecture  |  Réagissez

La maladie d'Alzheimer : nouveauts et perspectives

La maladie dcrite par Alzheimer en 1907, associait une dmence et des lsions crbrales : les dgnrescences neurofibrillaires (agrgats de protine tau anormalement phosphoryle) intra-neuronales, et les plaques sniles (formes, dans leurs formes matures, d'un coeur de peptide A? amylode extracellulaire, entour d'axones et de synapses en dgnrescence comportant des agrgats de protine tau anormalement phosphoryle). Elle n'a pas de traitement curatif. Des formes prcoces surviennent avant 60 ans, voire 40 ans (o s'observent la majorit des trs rares cas gntiques autosomiques dominants). A partir de 60 ans, la prvalence des dmences augmente de faon exponentielle ; elles touchent un tiers des personnes de plus de 90 ans (total estim 850 000 en France). Seule, ou associe d'autres causes, la maladie d'Alzheimer serait responsable de 70 80 % d'entre elles.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Actualits thrapeutiques dans l'pilepsie

Le 21me sicle a vu augmenter le nombre des traitements antipileptiques de faon considrable. Seulement 4 mdicaments anti-pileptiques existaient avant 1960. Actuellement plus d'une dizaine de nouveaux mdicaments anti-pileptiques sont notre disposition. Les molcules d'ancienne gnration sont reprsentes par le phnobarbital et la phnytoine, les molcules de deuxime gnration regroupent la carbamazpine et le valproate de sodium, les molcules les plus rcentes : felbamate, gabapentine, lacosamide, lamotrigine, lvtiracetam, oxcarbazpine, pregabalin, topiramate, vigabatrin, zonisamide sont dites de troisime gnration. Le dveloppement de ces nouvelles molcules est le rsultat de l'amlioration de la comprhension des mcanismes de l'pilepsie permettant la cration de mdicament ayant un mcanisme d'action cibl. La plupart des traitements anti-pileptiques modulent les canaux ioniques (Na+, Ca+, Cl-) dont l'ouverture a un effet excitateur ou inhibiteur. Certains modulent la libration de neurotransmetteurs excitateurs (glutamate) ou inhibiteurs (GABA). En ralit, le mcanisme d'action prcis de chaque anticonvulsivant reste lucider dans la plupart des cas.
Continuer la lecture  |  Réagissez

La maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer bnficie depuis plusieurs annes dans de multiples domaines de la rvolution des neurosciences que nous vivons. Cette rvolution a profondment modifi notre regard sur la maladie et la prise en charge des patients et de leur famille. Un bref historique nous donnera une ide du chemin parcouru et nous aidera imaginer les voies qui pourront demain tre explores. En effet l'avenir nous impose de relever de nombreux dfis pour faire face cette pidmie. La maladie d'Alzheimer offre des opportunits encore rcemment inimaginables pour les neurologues de participer la recherche et d'intgrer ses rsultats dans de nouvelles pratiques scientifiques, mdicales et thiques pour les patients, leur famille et la socit qui les entoure.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Les neuropathies priphriques

Les neuropathies priphriques sont des maladies bien plus rares que les maladies du systme nerveux central (cerveau, moelle pinire) au premier rang desquelles la maladie d'Alzheimer, de Parkinson, les AVC, la SEP... ; l'imagerie radiologique y est de peu d'apport diagnostique. Elles sont plus frquentes chez l'adulte et concernent environ 8 % des sujets gs de plus de 65 ans. Elles mritent toutefois d'tre connues car elles peuvent engager le pronostic fonctionnel et parfois le pronostic vital. Il existe une grande diversit dans ces affections et les tiologies sont nombreuses. Des progrs considrables ont t raliss au cours des 50 dernires annes permettant de reconnaitre les neuropathies priphriques, d'en prciser l'tiologie, de proposer un traitement symptomatique et plus rcemment un traitement spcifique si possible.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Les traitements de fond de la sclrose en plaques

Depuis une quinzaine d'annes, la prise en charge thrapeutique de la SEP a t considrablement modifie et il est vraisemblable que les cinq prochaines annes soient de nouveau marques par un enrichissement important de notre arsenal thrapeutique. Cette affirmation enthousiaste doit cependant tre tempre, l'immense majorit des dveloppements thrapeutiques en cours ayant pour objectif commun de lutter contre l'inflammation auto-immune priphrique (en dehors du systme nerveux central). Il est cependant clair qu'une partie (la majeure partie ?) du handicap neurologique qui s'accumule au cours de la maladie, en particulier lors des phases progressives, n'est pas directement une consquence de l'auto-immunit priphrique, mais implique des mcanismes de neuro-inflammation autonome confine au SNC et/ou des mcanismes neurodgnratifs. L'avenir thrapeutique de cette maladie passera donc ncessairement par le dveloppement de traitement ciblant ces mcanismes, perspectives non clairement accessible court terme.
Continuer la lecture  |  Réagissez