Oncologie - Cancerologie

   

Cancer du sein au stade précoce : actualités

Le cancer du sein touche près de 50.000 femmes par an en France. Nous revoyons ici les actualités thérapeutiques dans le cancer du sein au stade précoce, en fonction de la classification nosologique la plus récente, distinguant les cancers luminaux (exprimant le RE, récepteur aux oestrogènes), les cancers surexprimant HER2, et les cancers triple négatifs (n'exprimant ni le RE, ni le récepteur à la progestérone RP, ni HER2).
Continuer la lecture  |  Réagissez

Cancer du Sein et Soins de Support

Une patiente de 38 ans est adressée pour un carcinome canalaire infiltrant multifocal du sein gauche 3 ganglions en rupture capsulaire sur 8 au curage, SBR3 Ki67 34 %, RH+, HER2+++ sans lésion métastatique à distance. Institutrice au passé addictif, elle est divorcée avec deux enfants de 10 et 8 ans dont elle a la garde. Elle a consulté son médecin traitant en raison de la perception d'une masse axillaire avec une perte de poids de 5 kilogrammes en 6 mois. Dans ce contexte d'amaigrissement et d'asthénie, elle est en arrêt de travail prolongé pour motif anxio-dépressif.
Continuer la lecture  |  Réagissez

La chirurgie du cancer sein

En 2011, environ 53000 nouveaux cas de cancer du sein étaient recensés. La chirurgie reste la pierre angulaire de leur prise en charge. La prise en charge chirurgicale d'un cancer du sein implique une chirurgie du sein et une chirurgie des ganglions axillaires.
Continuer la lecture  |  Réagissez

La radiothérapie du cancer du sein

Dans le cancer du sein, malgré une chirurgie rigoureuse, les récidives locales ne sont pas rares, que ce soit après tumorectomie ou mastectomie. Elles ont des conséquences déplorables sur la qualité de vie et peuvent être source de dissémination métastatique. Très tôt, le rôle de la radiothérapie adjuvante a été mis en évidence pour diminuer l'incidence de ces récidives locales. Cette irradiation est délivrée essentiellement après l'acte chirurgical. Le rôle de la radiothérapie comme alternative à la chirurgie a également été étudié, mais clairement abandonné (sauf situation particulière) devant une efficacité plus faible et des résultats esthétiques décevants. En clair, actuellement le traitement local du cancer du sein repose sur une exérèse chirurgicale de la tumeur, suivie dans un grand nombre de cas par une irradiation complémentaire.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Les cancers des voies aérodigestives supérieures

Les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS) constituent le cinquième cancer en incidence en France, la 7ème cause de mortalité chez les hommes et la 18eme chez les femmes. Selon Globocan il y aurait eu 15 000 nouveaux cas et 5 000 nouveaux décès liés à ces cancers en 2012 en France. Le nombre de nouveaux cas de carcinome épidermoïdes laryngés a été de 3000 en 2012 et il y a eu 11 000 nouveaux cancers pharyngée ou de la cavité orale (Globocan). Les carcinomes épidermoïdes représentent la très grande majorité des cancers des VADS. Les cancers nasosinusiens sont pour la plupart des adénocarcinomes. La particularité des cancers des VADS est la multiplicité des localisations avec une prédominance de cancer de la cavité orale puis de cancer de l'oropharynx. Des cancers du larynx ne représentent que 13 % des cancers des VADS chez la femme et 23 % chez l'homme.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Oncologie digestive : critiques stratégiques

Il en va de l'oncologie comme de l'évolution de l'art de la guerre : la sélectivité des armes est recherchée pour réduire les dégâts collatéraux. L'analogie militaire s'arrête toutefois là : le viseur d'un drone qui s'immobilise sur une cible est une réalité optique et mécanique relativement simple. La complexité biologique est, elle, bien plus grande et plus délicate à modéliser. Contrairement à son acception usuelle, le terme de thérapie ciblée n'intéresse pas uniquement les nouvelles drogues ; il s'applique aussi à la chirurgie et donc aux traitements locaux, notamment la radiothérapie et l'ablathermie percutanée.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Up to Date sur le cancer colo-rectal

Fréquent et grave le cancer colorectal touche 42 000 personnes supplémentaires par an en France, dont une sur deux seulement guérira. Pris à ses débuts grâce au dépistage il peut être guéri. L'espérance de vie est alors la même que celle de la population générale. Mieux, on peut l'éviter puisque la plupart des cancers du côlon et du rectum sont précédés par une tumeur, bénigne celle-là, le polype adénomateux. Ces polypes peuvent être retirés grâce à des examens endoscopiques réguliers prescrits à différent intervalles en fonction du risque estimé de chaque patient. Pour les personnes n'ayant ni antécédent personnel ou familiaux de polypes, de cancer colorectal ou de maladie prédisposante (polypose, Lynch, Crohn, RCH...), le dépistage se fait par recherche de sang occulte dans les selles grâce à de nouveaux tests, dit immunologiques, qui améliorent l'efficacité du dépistage dans la population générale. Si le test est positif alors seulement la coloscopie est recommandée.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Actualités des thérapies ciblées au congrès de l'ASCO

Une étude présenté par Gridelli C (abstract 7508) de phase III a comparé 6 cycles de chimiothérapie par cisplatine et gemcitabine suivi à la progression d'erlotinib, à l'erlotinib suivi à la progression de cisplatine et gemcitabine, chez des patients avec un bon état général (OMS : 0-1) atteint de carcinome bronchique non à petites cellules de stade IV.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Chimiothérapie neo-adjuvante (CNA) des cancers du sein

La chimiothérapie neo-adjuvante a été utilisée dès les années 1970 pour le traitement initial de cancers du sein inaccessibles à un traitement chirurgical à visée curatrice - du fait de métastases synchrones, ou de l'extension loco-régionale et ou du caractère inflammatoire. La constatation de taux de réponses cliniques élevés et d'une opérabilité secondaire fréquente, ont conduit beaucoup de groupes à l'étudier pour des cancers du sein opérables (T2), puis pour des cancers du sein éventuellement accessibles à un traitement conservateur mais à haut risque évolutif. Enfin l'équivalence par rapport aux traitements adjuvants de la survie et de la survie sans rechute ont conduit à utiliser cette approche pour dégager mieux et plus rapidement les relations entre la biologie des cancers du sein et leur sensibilité aux traitements systémiques.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Démembrement moléculaire des tumeurs solides et apport des thérapies moléculaires ciblées en cancérologie

La prise en charge des patients atteints de cancer a été profondement modifiée à la fin du XXème siècle par la mise à disposition de nouveaux traitements appelés thérapies ciblées, ou plus exactement thérapies moléculaires ciblées (TMC), et par une meilleure connaissance du processus biologique conduisant à l'emergence du cancer. La terminologie « cthérapies moléculaires ciblées » fait référence à des stratégies thérapeutiques dirigées contres des anomalies moléculaires supposées impliquées dans le processus de transformation néoplasique. Ces TMC se distinguent des médicaments cytotoxiques anciens (alkylants, antimétabolites... ou récents (inhibiteurs de topoisomerase et taxanes), bien que ces agents inhibent aussi une cible (microtubules, ADN). Cependant, cette cible n'est pas impliquée directement dans le processus de transformation néoplasique. Par ailleurs, il faut noter que les modulations hormonales, réalisées pour le traitement de la phase métastatique ou adjuvante du cancer du sein, de la prostate ou de la thyroide, et ayant démontré de longue date leur bénéfice thérapeutique, correspondaient en fait au premieres thérapies moléculaires ciblées en cancérologie. Ces traitements peuvent être considérés comme les ancêtres des TMC car elles agissent au niveau des anomalies moléculaires de cancers hormonaux: les récepteurs aux oestrogènes pour le cancer du sein, ou les récepteurs aux androgènes pour le cancer de la prostate.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Le cancer bronchique non à petites cellules aujourd'hui ?

Le cancer du poumon reste la première cause de mortalité par cancer. En 2006, il a été responsable de 22 000 décès chez l'homme et 6300 décès chez la femme. Les cancers bronchiques se répartissent en deux grands groupes : cancers à petites cellules et non à petites cellules, eux mêmes subdivisés en épidermoïdes, adénocarcinomes et grandes cellules. Les cancers à petites cellules ont vu progressivement leur incidence diminuer, au point de ne plus représenter que 10 à 15% des cancers du poumon, tandis que l'absence d'innovation dans les traitements qui leur sont opposés contrastant avec le foisonnement des avancées dans la prise en charge des non à petites cellules, les a fait régresser au point d'être désormais souvent inclus dans le champ des maladies orphelines. C'est donc à la prise de décision thérapeutique devant un cancer non à petites cellules que nous nous intéresserons dans cet article.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Nouveautés en Cancérologie Digestive

Ce cancer reste une maladie redoutable. Des progrès ont néanmoins été faits dans la stratégie de traitement. Il a été présenté en 2010 les résultats de deux études randomisées évaluant l'efficacité de la radiochimiothérapie (RT-CT) pré-opératoire. Elles permettent de suggérer que le traitement néoadjuvant n'a pas d'intérêt pour les tumeurs de stade I-II (étude FFCD 9901, médianes de survie pour la chirurgie 44 mois chirurgie seule versus 32 mois avec radiochimiothérapie par 5FU cisplatine). En revanche, dans une autre étude, la radiochimiothérapie utilisant un traitement par paclitaxel carboplatine améliorait la survie des patients ayant une tumeur de stade III (étude néerlandaise CROSS, médianes de survie 49 mois avec RT-CT versus 26 mois sans).
Continuer la lecture  |  Réagissez