La douleur de l'arthrose

La douleur de l'arthrose a longtemps été considérée comme une douleur articulaire banale, essentiellement liée au vieillissement, et en général négligée car non curable (Croft et al, 2005). Heureusement les données récentes cliniques physiopathologiques concernant l'arthrose mais également la douleur qui s'y associe ont permis de revisiter entièrement ce type de douleur, pour proposer une évaluation spécifique, et surtout une prise en charge adaptée. Ces douleurs touchent environ 17% de la population en Europe, restent encore sous-traitée et méconnues (O'Brien & Breivik 2012). Dans ce contexte difficile, on voit émerger de nouveaux traitements antalgiques issus des biothérapies avec une mise à disposition dans un horizon peut être proche qui permettront de changer radicalement le visage de ces douleurs.
Continuer la lecture  |  Réagissez

La Polyarthrite rhumatoïde : traitements et avancées

Il n'est pas de pathologie rhumatologique qui ait connue au cours des vingt dernières années des évolutions aussi spectaculaires que celles concernant la physiopathologie, le diagnostic et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR), maladie chronique touchant environ 0,5 % de la population. Ces évolutions doivent beaucoup à la recherche fondamentale mais aussi à la recherche clinique, tant industrielle qu'institutionnelle. Le visage de la maladie s'en est trouvé profondément modifié. Le lecteur pourra trouver dans le numéro d'octobre 2012 de la Revue du Praticien une monographie de grande qualité et découvrir online l'actualisation 2013 des recommandations européennes (EULAR) des traitements de fond de la PR.
Continuer la lecture  |  Réagissez

L'arthrose, un fardeau au quotidien qui se traite, mais des efforts restent à faire !

Souvent sous-estimée ou minimisée, l'arthrose est pourtant une véritable maladie qui impacte le quotidien des personnes atteintes et peut avoir des conséquences néfastes sur la vie quotidienne. Afin d'améliorer la reconnaissance de cette pathologie et de faire connaître les véritables besoins des personnes malades, l'Association Française de Lutte Antirhumatismale (AFLAR, seule association de patients et professionnels de santé défendant l'intérêt des patients arthrosiques), a été à l'initiative, fin 2011, du regroupement des acteurs impliqués dans la prise en charge de l'arthrose. Ce groupe de réflexion et de mobilisation nommé "l'Alliance Nationale contre l'Arthrose" a notamment pour objectif de lutter contre les idées reçues communément admises sur l'arthrose : maladie qui vient avec l'âge et vis-à-vis de laquelle il existe peu de moyens de lutter, etc.
Continuer la lecture  |  Réagissez

L'éducation thérapeutique en rhumatologie

Les maladies chroniques représenteront en 2020 la première cause de mortalité et d'incapacité dans le monde ; la politique actuelle en France est favorable à l'éducation thérapeutique (ETP) des maladies chroniques. Le but principal est de produire un effet thérapeutique complémentaire aux autres interventions thérapeutiques "classiques" comme les interventions médicamenteuses, en particulier en donnant aux patients les stratégies et les outils nécessaires pour prendre des décisions au quotidien pour gérer au mieux leur maladie et leurs traitements.
Continuer la lecture  |  Réagissez

L'os et le métabolisme phosphocalcique

Les pathologies osseuses et métaboliques phosphocalcique sont souvent délaissées par les internes, peut-être du fait d'une méconnaissance de ces pathologiques au cours des études de médecine... ? Les maladies osseuses, au premier rang desquelles l'ostéoporose, sont pourtant très fréquentes et les régulations métaboliques phosphocalciques relativement simples à comprendre ! Au surplus, ces maladies disposent maintenant de traitements très efficaces et il s'agit d'un domaine où la recherche est importante et particulièrement bien représentée à travers les services de rhumatologie de l'APHP, notamment à Cochin et à Lariboisière. Tous les atouts sont donc réunis pour attirer les jeunes rhumatologues, futurs cliniciens ou enseignants chercheurs, pour les former dans ces domaines importants de la rhumatologie et redresser l'image d'une pathologie très attractive.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Sclérodermie Systémique : repenser la maladie pour être plus efficace

La sclérodermie systémique (SSc) appartient au groupe des maladies du tissu conjonctif aussi dénommées « connectivites » qui rassemblent lupus, myopathies inflammatoires.... Parmi ces affections, la SSc semble la seule qui en réalité a majoritairement une atteinte du tissu conjonctif. Ceci incite certains auteurs à renommer ce groupe de maladies selon le terme « maladies systémiques autoimmunes ».
Continuer la lecture  |  Réagissez

Arthrose et pathologies rachidiennes

Actuellement, en France, on considère qu' 20 millions de patients souffrent de troubles musculo-squelettiques regroupant deux grandes entités nosologiques, d'un côté les rhumatismes inflammatoires et les connectivites, et de l'autre la pathologie couramment étiquetée dégénérative et dont la maladie phare est l'arthrose, qu'elle soit périphérique ou rachidienne. Durant leur cursus hospitalo-universitaire, les internes ont un enseignement exhaustif portant essentiellement sur les rhumatismes inflammatoires et les connectivites, l'arthrose périphérique et rachidienne étant souvent peu enseignée.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Les spondylarthropathies

La spondylarthrite ankylosante (SA) est une maladie bien caractérisée dan sa forme typique : âge de début jeune (3ème décade), forte prédominance masculine, atteinte inflammatoire chronique du squelette axial (sacro-iliaques, rachis), évolution vers l'ankylose osseuse, forte association au HLA-B27, rique éleve d'uvéite antérieure aigue (à terme 50% des patients).
Continuer la lecture  |  Réagissez

L'éducation thérapeutique en rhumatologie

Depuis la loi HPST du 21 juillet 2009, l'éducation thérapeutique (ETP) "s'inscrit dans parcours de soins du patient atteint de maladie chronique". Elle est inscrite dans le code de santé publique pour qu'elle puisse bénéficier à tous les patients qui en ont besoin. En rhumatologie, l'ETP a connu ces dernières années un grand développement, le plus souvent à l'initiative d'équipes hospitalières, avec des programmes réalisés selon les recommandations de la HAS. Cependant, ce développement est entravé par le manque de reconnaissance financière des équipes qui se consacrent à cette activité pourtant indispensable à la qualité de vie des patients.
Continuer la lecture  |  Réagissez

L'évolution de la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde

L'histoire de la clinique est émaillée de périodes stagnantes, et quelques fois sombres, suivies de brusques accélérations. Il n'est pas inutile, pour comprendre la structure de la prise en charge "moderne" de la P R de regarder dans le rétroviseur en faisant grincer la porte du siècle dernier. Deux faits marquants éclairent l'après guerre pour les rhumatologues français qui, à cette période, achèvent de fonder la Rhumatologie - en se séparant de la Neurologie et en se différenciant de la Médecine Interne : la mise à disposition des stéroïdes de synthèse à l'activité anti-inflammatoire puissante et la découverte puis la démonstration par Jacques FORESTIER (AIHP 1919) de l'efficacité des injections hebdomadaires de quelques milligrammes de sels d'or faisant entrer, pour la première fois, les patients en rémission complète. Plus tard des dérivés de la D.pénicillamine ont connu une carrière compliquée et au total assez brève.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Progrès en rhumatologie inflammatoire

La discipline rhumatologique s'est profondément transformée depuis dix ans avec l'avènement des drogues ciblées, et tout particulièrement ce que nous appelons (improprement) les biothérapies : anticorps monoclonaux anti-cytokines ou anti-récepteurs de membrane des lymphocytes B, T ou des cellules présentatrices d'antigène. L'avènement de ces nouvelles thérapeutique a permis de réaliser des progrès considérables dans la prise en charge efficace des grands rhumatismes inflammatoires chroniques : la polyarthrite rhumatoïde de l'adulte, la spondylarthrite ankylosante et les spondylarthropathies séronégatives, le rhumatisme psoriasique et les manifestations articulaires de la maladie de Crohn, sans oublier, en rhumatologie pédiatrique, les arthrites chroniques juvéniles, et accessoirement les connectivites et les vascularites.
Continuer la lecture  |  Réagissez