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Articles N° 71

Actualité de l'éducation thérapeutique

La progression des maladies chroniques représente un défi majeur pour nos systèmes de santé. La prévalence du diabète, plus particulièrement, ne cesse d'augmenter. En France, le diabète est devenu depuis 2010 la plus importante des maladies chroniques avec un nombre de patients traités en forte hausse, puisque la prévalence atteint 4,4 % de la population avec une progression notable de 2,6 % en 2000 à 3,95 % en 2007.

L'inertie clinique : l'occasion de comprendre comment nous raisonnons

Un article, publié en 2001, intitulé « Clinical inertia », a attiré l'attention sur un phénomène qui s'oppose à l'efficacité des soins : il arrive que les médecins n'entreprennent pas ou n'intensifient pas un traitement comme le recommandent les recommandations de bonne pratique. Ceci peut avoir des conséquences fâcheuses pour la santé des patients. Par exemple, une étude a montré qu'un patient hypertendu traité par un médecin appartenant au quintile des médecins les plus inertes avait au moins 25 fois moins de chance d'avoir sa tension artérielle contrôlée que s'il était traité par un médecin appartenant au quintile des médecins les moins inertes.

Le diabète de type 1, une maladie auto-immune

Le diabète de type 1 (DT1) résulte de la destruction par le système immunitaire des cellules B des îlots de Langerhans du pancréas. La présence d'une insulite, d'autoanticorps anti-cellules d'îlot, de lymphocytes T activés contre des antigènes des cellules B et la survenue de la maladie chez des sujets exprimant des molécules HLA particulières font du DT1 une maladie auto-immune. Les étapes successives de la réponse auto-immune, de l'activation initiale des lymphocytes autoréactifs à leur expansion et à l'activation des effecteurs responsables de la destruction des cellules B, commencent à être connues. Leur démembrement a largement bénéficié des modèles animaux de DT1, en particulier le rat BB, la souris NOD et divers modèles de souris transgéniques. Les mécanismes initiant la rupture de la tolérance immunitaire et l'activation des lymphocytes T autoréactifs demeurent en revanche inconnus.

Etude JUBILE, caractéristiques et qualité de vie d'une cohorte française de diabétiques de type 1 de très longue durée (40, 50 ans et plus) : premiers résultats

Il y a un quart de siècle, l'espérance de vie d'un diabétique de type 1 âgé de 25 ans était de 33 ans. Parallèlement à celle de la population, la longévité des diabétiques a considérablement augmentée. L'amélioration des soins a grandement réduit la fréquence des complications organiques comme facilité leur prise en charge. Mais très peu de choses sont connues sur la qualité de vie de ces patients : quand un jeune enfant devient diabétique, l'inquiétude principale des parents, toujours verbalisée lors des toutes premières consultations est : « que va-t-il devenir ? ». L'ambition de l'étude JUBILE est de répondre à cette question de façon fondée.