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Articles N° 78

Les biphosphonates (et anti rankl) dans le cancer du sein

D'une manière générale, de nombreux cancers s'avèrent ostéophiles. Dans le cancer du sein (KS), les métastases osseuses (MO) sont les plus fréquentes (50 %) particulièrement quand les métastases surviennent tardivement.

La chirurgie du cancer sein

En 2011, environ 53000 nouveaux cas de cancer du sein étaient recensés. La chirurgie reste la pierre angulaire de leur prise en charge. La prise en charge chirurgicale d'un cancer du sein implique une chirurgie du sein et une chirurgie des ganglions axillaires.

La radiothérapie du cancer du sein

Dans le cancer du sein, malgré une chirurgie rigoureuse, les récidives locales ne sont pas rares, que ce soit après tumorectomie ou mastectomie. Elles ont des conséquences déplorables sur la qualité de vie et peuvent être source de dissémination métastatique. Très tôt, le rôle de la radiothérapie adjuvante a été mis en évidence pour diminuer l'incidence de ces récidives locales. Cette irradiation est délivrée essentiellement après l'acte chirurgical. Le rôle de la radiothérapie comme alternative à la chirurgie a également été étudié, mais clairement abandonné (sauf situation particulière) devant une efficacité plus faible et des résultats esthétiques décevants. En clair, actuellement le traitement local du cancer du sein repose sur une exérèse chirurgicale de la tumeur, suivie dans un grand nombre de cas par une irradiation complémentaire.

Les cancers des voies aérodigestives supérieures

Les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS) constituent le cinquième cancer en incidence en France, la 7ème cause de mortalité chez les hommes et la 18eme chez les femmes. Selon Globocan il y aurait eu 15 000 nouveaux cas et 5 000 nouveaux décès liés à ces cancers en 2012 en France. Le nombre de nouveaux cas de carcinome épidermoïdes laryngés a été de 3000 en 2012 et il y a eu 11 000 nouveaux cancers pharyngée ou de la cavité orale (Globocan). Les carcinomes épidermoïdes représentent la très grande majorité des cancers des VADS. Les cancers nasosinusiens sont pour la plupart des adénocarcinomes. La particularité des cancers des VADS est la multiplicité des localisations avec une prédominance de cancer de la cavité orale puis de cancer de l'oropharynx. Des cancers du larynx ne représentent que 13 % des cancers des VADS chez la femme et 23 % chez l'homme.

Prise en charge du cancer du sein

Jusqu'à la fin du XXe siècle la prise en charge des cancers du sein se faisait principalement sur les données de la classification TNM (T : taille de la tumeur, N : présence d'adénopathie(s) envahie(s) et M : présence de métastases.

Cancer du sein au stade précoce : actualités

Le cancer du sein touche près de 50.000 femmes par an en France. Nous revoyons ici les actualités thérapeutiques dans le cancer du sein au stade précoce, en fonction de la classification nosologique la plus récente, distinguant les cancers luminaux (exprimant le RE, récepteur aux oestrogènes), les cancers surexprimant HER2, et les cancers triple négatifs (n'exprimant ni le RE, ni le récepteur à la progestérone RP, ni HER2).

Cancer de l'ovaire : stratégies, nouvelles solutions

L'incidence du cancer de l'ovaire à amorcé une décroissance, peut-être en raison des effets préventifs de la contraception orale dont les effets commencent à se faire sentir.

Oncologie digestive : critiques stratégiques

Il en va de l'oncologie comme de l'évolution de l'art de la guerre : la sélectivité des armes est recherchée pour réduire les dégâts collatéraux. L'analogie militaire s'arrête toutefois là : le viseur d'un drone qui s'immobilise sur une cible est une réalité optique et mécanique relativement simple. La complexité biologique est, elle, bien plus grande et plus délicate à modéliser. Contrairement à son acception usuelle, le terme de thérapie ciblée n'intéresse pas uniquement les nouvelles drogues ; il s'applique aussi à la chirurgie et donc aux traitements locaux, notamment la radiothérapie et l'ablathermie percutanée.

Up to Date sur le cancer colo-rectal

Fréquent et grave le cancer colorectal touche 42 000 personnes supplémentaires par an en France, dont une sur deux seulement guérira. Pris à ses débuts grâce au dépistage il peut être guéri. L'espérance de vie est alors la même que celle de la population générale. Mieux, on peut l'éviter puisque la plupart des cancers du côlon et du rectum sont précédés par une tumeur, bénigne celle-là, le polype adénomateux. Ces polypes peuvent être retirés grâce à des examens endoscopiques réguliers prescrits à différent intervalles en fonction du risque estimé de chaque patient. Pour les personnes n'ayant ni antécédent personnel ou familiaux de polypes, de cancer colorectal ou de maladie prédisposante (polypose, Lynch, Crohn, RCH...), le dépistage se fait par recherche de sang occulte dans les selles grâce à de nouveaux tests, dit immunologiques, qui améliorent l'efficacité du dépistage dans la population générale. Si le test est positif alors seulement la coloscopie est recommandée.