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Articles N° 8

L’oncologie : une discipline de l’innovation

Avec plus de 430 000 nouveaux cas de cancer par an en France, les cancers ont une incidence en hausse, essentiellement liée à l’évolution démographique mais également à une augmentation du risque de cancer. Alors qu’on assiste plutôt à un contrôle de l’incidence chez les hommes pour les cancers de la prostate, du poumon ou les cancers colorectaux, on assiste à une augmentation d’incidence chez les femmes pour les cancers du poumon et les cancers du pancréas.

Actualités sur les Cancers Bronchiques Non à Petites Cellules (CBNPC)

En France, le nombre de nouveaux cas de cancers broncho-pulmonaires primitifs (CBP) est estimé à 46 363, dont 31 231 nouveaux cas chez l’homme et 15 132 chez la femme. Il s’agit, chez l’homme, du 2e cancer le plus fréquent après le cancer de la prostate et de la première cause de mortalité par cancer (22 761 décès en 2018)1. Chez la femme, l’incidence du CBP et la mortalité associée sont en constante augmentation (10 356 décès par CBP en 2018)1. Ainsi chaque année ce sont plus de 30 000 décès liés au CBP qui sont observés1. Cependant, aux USA comme dans les autres pays industrialisés, le taux de décès par cancer du poumon baisse de 4,8 et 3,7 % par année chez les hommes et les femmes respectivement2.

Cancers de primitif inconnu : l’apport de la médecine moléculaire

Les cancers de primitif inconnu (CUP) sont des maladies au pronostic sombre du fait des difficultés associées à leur diagnostic et à leur traitement spécifique. Le développement récent des tests anatomopathologiques et de médecine moléculaire est cependant en train de bouleverser leur prise en charge. Une réunion de concertation pluridisciplinaire nationale, accessible pour tous les patients en France dès la suspicion diagnostique, a été mise en place depuis juin 2020 pour guider la stratégie diagnostique et orienter le traitement des CUP.

Les cancers des voies biliaires

Les cancers des voies biliaires sont un groupe hétérogène de tumeurs, rares, au pronostic sombre. Leur prise en charge a longtemps reposé uniquement sur la chirurgie, la chimiothérapie et les soins de support (drainage biliaire). Récemment, une meilleure caractérisation de ces tumeurs sur le plan moléculaire a permis le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’immunothérapie et les thérapies ciblées ont maintenant leur place en routine dans la prise en charge de ces tumeurs. Malgré ces avancées, de nombreux challenges thérapeutiques et organisationnels restent à surmonter.

Oncologie digestive : Cancer du rectum

D’après les dernières observations du GLOBOCAN, en 2020 le cancer colorectal (CCR) est la 3e cause de cancer en termes d’incidence après le cancer du poumon et le cancer du sein et représente la 2e cause de mortalité par cancer[1]. En France en 2018, la prévalence du CCR était de 136 513 patients, 47 025 nouveaux cas de CCR ont été diagnostiqués durant l’année, et 19 962 patients atteints d’un CCR sont décédés, représentant un problème majeur de santé publique. L’âge moyen au diagnostic est 71 ans chez l’homme et 75 ans chez la femme. Environ 35 % des CCR sont des cancers du rectum (CR). L’incidence mondiale du CCR est en augmentation principalement les cancers du côlon gauche et les CR[2].

Intelligence artificielle et Cancer

Le cancer entraîne chaque année environ 10 millions de décès dans le monde, à l’origine d’une mort sur six, et ce nombre est amené à croître significativement dans le futur[1,2]. Enjeu majeur de santé publique, l’oncologie représente une spécialité médicale prometteuse pour le développement et l’application de techniques d’intelligence artificielle (IA).